Minolta AF-C

Minolta AF-C par Gilbert

Historique.
Historique : AF pour autofocus  et C pour compact. L’appareil sort des usines Minolta en 1982,précédé par l’Olympus XA et suivi par le Nikon L35AF ainsi que par le Pentax PC35AF.Il est alors le plus petit appareil intégrant l’autofocus au monde !
Présentation.
Tout de noir vêtu,il est très élégant et se distingue par un volet de protection (viseur et objectif) particulier qui se glisse dans le sens vertical.Il a existé une version argentée,version de luxe au tirage limité et baptisée Silver Edition.Il était livré dans un élégant coffret contenant le boîtier,le flash et les modes d’emploi. Il a la forme d’un parallélépipède rectangle   aux angles arrondis.et ses dimensions sont modestes: 145mm x 67mm X 40mm flash inclus ! Quant à son poids ,on peut le qualifier de poids plume avec ses 270g  flash inclus mais sans les piles.Evidemment,vous vous en doutez,le plastique prédomine.C’est un appareil électronique qui a besoin d’énergie pour fonctionner,énergie fournie par 4 piles boutons de type LR44 ainsi que 2 piles de type AA pour alimenter le flash. C’est un appareil entièrement automatique dit la publicité mais ce n’est pas tout-à-fait vrai.En effet Si la vitesse,l’ouverture et la mise au point sont faites par l’appareil,le choix de la sensibilité du film,l’armement et l’avancement du film,  la mise en fonction du flash et le retardateur restent manuels  ! Le compteur de vues est mécanique et se remet à zéro avec l’ouverture du dos. L’échelle des sensibilités utilisables va de 25 ASA jusqu’à 400 ASA. Le viseur qui  est de type Albada , se révèle très lumineux ,comprend un cadre jaune correspondant à la focale de l’objectif ainsi que l’indication de la position de la mise au point. La mise au point se fait par un rayonnement infra rouge dit actif  qui fournit les renseignements  de la distance calculée et c’est la  lentille arrière qui se déplace pour effectuer la mise au point.Dans le viseur , on peut distinguer deux leds: une verte qui signifie que la m.a.p est correcte  et une rouge pour indiquer l’insuffisance de lumière et donc utiliser le flash . Le retardateur se fait à l’aide d’une tirette que l’on glisse vers le bas pour faire apparaître un repère rouge.
L’optique  qui est fixe,est une création de Minolta mais qui ne lui a pas attribué le nom de Rokkor et c’est fort injuste car cette optique se révèle remarquable: c’est une formule à six lentilles  en six groupes qui est très définie,très contrastée  et au rendu colorimétrique impressionnant.C’est un grand angle de 35mm de focale dont les ouvertures vont de f:2,8 jusqu’à f:17 . Quant aux vitesses ,elles sont effectuées par un obturateur Seiko qui va de1/8 ème de seconde au 1/430 ème de seconde.Notez qu’il n’y a pas de vitesses lentes ! Le flash est contrôlé automatiquement par l’appareil.Vu son volume,son nombre guide n’est pas très élevé: il est limité à 3,6m avec du 100ASA et à 5m avec du 400 ASA.Ces indications sont gravées en blanc au dos du flash.La synchronisation du flash se fait au 1/40èmè de seconde . Pour rembobiner le film,il suffit de maintenir enfoncé le bouton de débrayage qui se trouve sur la semelle et de tourner la manivelle dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour ouvrir le  dos qui est à charnières,il suffit de tirer la manivelle de rembobinage vers le haut,le dos s’ouvre alors automatiquement. On pouvait acheter  également un dos dateur piloté par quartz.
Distribution des élément sur le boîtier.
1) de face,de gauche à droite: la fenêtre rouge pour laisser passer le rayon infra- rouge, le curseur que l’on pousse vers le bas pour mettre le retardateur en fonction, le volet de protection que l’on glissera vers le bas pour découvrir et le viseur et l’objectif, l’échelle des sensibilités que l’on règle avec la roue dentée situé sous le volet,le flash avec sa roue de fixation  en position verticale.
2)de dos , de droite à gauche:  la roue dentée pour avancer le film et armer l’obturateur, le viseur, le dos du flash avec  sa lampe témoin  (orange)de charge ,et les indications de son Nombre guide.
3) de dessus,de droite à gauche : le compteur de prises de vues, le bouton déclencheur,la manivelle de rembobinage,la tirette pour mettre le flash en fonction.
4)de dessous,de droite à gauche : le bouton de débrayage  pour rembobiner le film,le logement des piles du boîtier, l’écrou pour fixer un pied,le logement des piles du flash.
Conclusion:
Vous l’avez deviné, cet appareil n’a rien d’universel et les adeptes du tout manuel passeront leur chemin. Néanmoins, ce compact a de très grandes qualités pour ce qui est des photos souvenirs de vacances et des photos de rue car c’est un « point and shoot « comme disent les anglo-saxons, remarquables  grâce surtout à l’excellence de son optique.IL est léger, discret et presque silencieux. Dans des conditions de lumières non extrêmes, il rivalise avec les meilleurs. C’était le smartphone de l’époque du moins au point de vue photo! De nos jours,il est très recherché pour utilisation et sa côte ne cesse de grimper puisqu’elle va de 90 euros jusqu’à près de 300euros pour le coffret avec le flash et le mode d’emploi.